mardi 23 juillet 2013

Le Colisée de Rome, un monument historique



Plusieurs civilisations se sont succédées tout au long de l`histoire humaine et certaines de ses civilisations se sont dotées de moyens, que se soit commerciaux, financiers ou militaires, pour faire évoluer leur société et  agrandir leur territoire au détriment des peuples voisins. Lorsqu`elle est planifiée, cette domination place parfois certain peuple au commande de d`autre peuple et le dominant tente d`imposer ses valeurs au dominé pour les inclure dans leur société. Cela résulte quelquefois à la formation d`un Empire et  engendre une expansion territoriale rapide et considérable, en plus d`une uniformisation des lois et de la langue. Un empire ne survit pas éternellement et tout empire finit par disparaître même si la grandeur de ses lieux et de ses institutions paraissent inébranlables lorsqu`il vit son apogée. Rome est passé par la, et les États-Unis verront aussi leur influence et leur domination diminué jusqu`à cédé, un jour,  le pouvoir et retourner dans la position d`un état dominé.

 Ce travail consistera à étudier la civilisation romaine, plus particulièrement l`époque ou Jules César fût le maître de cet empire, et plus précisément le Colisée de Rome qui est un site antique qui en révèle beaucoup sur les valeurs de cette civilisation. Pour ce faire, ce travail sera découpé en quelques parties ; il y aura d`abord une description du Colisée de Rome tel qu`il est aujourd`hui et tel qu`il était à une époque précise, le tout sera suivi de la présentation d`une source antique qui fait allusion à ce site, ensuite il y aura une description des peuples qui se sont servis du Colisée et pour conclure, ce site sera replacer dans une époque précise ou il fût utilisé.

La période qui sera étudiée va comprendre les années de la construction (70 ap J.C) ainsi que les années suivantes.


Brève description du site
Le Colisée de Rome est un amphithéâtre qui a été construit sous le règne de l`empereur Vespasien (9-79) et terminé sous l`empereur Titus (39-81) en l`an 80. Ce site pouvait accueillir entre 50 000 et 75 000 spectateurs lors des différents spectacles. Les gens qui s`y déplaçaient pouvaient admirer la chasse d`animaux sauvages, les combats mortels entre gladiateurs et plusieurs autres variétés de spectacles publics.
Ce site exceptionnel a été utilisé  pendant plus de 500 ans, cessant d`être en activité au VIe siècle. Il est reconnu comme une bonne mesure de la puissance de la Rome Impériale et continue d`être visité par des milliers de touristes chaque année.

« Son utilisation a grandement varié au cours de son histoire, passant d`un lieu de spectacle à un lieu d`habitation, à un lieu de rencontre religieuse » (Coarelli, 1998, p.43). Le Colisée continue encore aujourd`hui d`émerveiller par sa grandeur et son imposante stature.


Le Colisée
Le Colisée de Rome n`est plus utilisé depuis plusieurs siècles et il est aujourd`hui en état de ruine. Il demeure néanmoins un des sites touristiques les plus visité au monde par les milliers d`individus provenant de partout sur la planète. Il est situé dans le tissu urbain de la ville, sur la piazza del Colosseo. Son état de ruine s`explique par la sismologie de cette région qui favorise de nombreux tremblements de terre, qui ont causé la chute d`une partie importante de la façade du Colisée. De plus, de nombreux pilleurs ont récupéré plusieurs pierres de cet amphithéâtre lors du Moyen-âge.

Le Vatican, état indépendant situé dans la ville de Rome et qui abrite l`Église catholique, est situé à proximité du Colisée de Rome et la religion à des liens spirituels avec ce monument. En effet, le chemin de croix célébré lors du Vendredi Saint par le pape se termine au devant de l`ancienne arène.


Historique
Avant que le Colisée n`existe, les Romains adoraient tout de même les jeux et ceux-ci se déroulaient d`abord au Forum Romain, ensuite dans l`amphithéâtre de Titus et finalement dans un édifice en bois construit sur les champs de Mars après l`incendie de Rome en 64. Ne répondant plus à la demande, cet édifice fût abandonné et l`empereur Vespasien décida d`entreprendre de grands travaux qui aboutirent au Colisée de Rome, appelé à cet époque l`amphithéâtre Flavien. Le Colisée est une construction unique pour son époque. Effectivement, sa structure est entièrement autonome et elle n`a pas été construite entre deux collines, comme s`était la norme à l`époque, mais plutôt au milieu d`une large vallée entourée du Palatin, du Caelius et de l`Esquilin. La forme du Colisée est de plan elliptique, de 189 mètres de long et de 156 mètres de largeur et l`arène centrale est un ovale de 86 mètres de long et de 54 mètres de largeur, ce qui donne à cette structure une dimension imposante qui se reflétait à l`époque et qui donne cette impression encore aujourd`hui. Il est intéressant de noter que les portes ainsi que les sièges étaient numérotés et que les spectateurs recevaient une plaque attitrée à un siège précis. Ces gravures sont encore visibles présentement. Élément intéressant qui démontre la complexité et le savoir faire des romains la présence de combats navals dans l`arène! En effet, il « existait une connexion extérieure hydraulique qui baignait l`arène hâtivement. D`autres couloirs souterrains, toujours visibles, menaient à l`extérieur du Colisée de Rome vers les annexes à proximité : une armurerie/entrepôt, des casernes/écoles d`entrainement, une infirmerie pour les blessés occasionnels » (1). Il était doté de rampes et de tunnels qui garantissait aux spectateurs de pénétrer rapidement à l`intérieur et d`en ressortir tout aussi rapidement. Lors des premières années du Colisée, l`entré était libre et gratuite pour tous ceux qui avaient la citoyenneté romaine. Par la suite, le Colisée devenu le modèle architectural pour les autres cités romaines qui se construisaient des édifices semblables.


L`abandon du Colisée
Un grand incendie en l`an 217 causé par la foudre  détruisit une partie importante des étages supérieures du Colisée. Loin de laisser à l`abandon ce lieu très convoité, il fût entièrement réparé en 240. Des inscriptions sur les murs en pierre démontre qu`il eut des rénovations importantes lors des années 250, 320, 443, 484 et 508. Le Colisée cessa d`être utilisé pour ses fonctions  d`origines en 523 et ses structures de pierres perdirent de leur solidité très rapidement et il ne fallu que 50 années pour que le bâtiment ait été en état de ruine. Dès 435, les combats de gladiateurs cessèrent de se produire dans le Colisée et cela annonçait une grande perte de popularité et de prestige à ce monument.

La principale raison de cet abandon est certainement « l`imposition des lois chrétiennes, (qui) s`insurgeant contre tant de massacres inutiles de bêtes et d`humains. Il (le colisée) conserve différemment sa fonction quotidienne et sociale, par des ateliers pour artisans, une carrière, un cimetière, une forteresse, des habitations, un sanctuaire chrétien, le siège d`un ordre religieux » (1). La première utilisation que les romains donnèrent à ce lieu  a été de transformer les couloirs en habitations. Cependant, le pillage constant de tout ce qui avait une certaine valeur dans le Colisée ferma les portes au logement.

Durant l`époque médiévale, l`Église utilisa ce site antique a plusieurs vocations. Une église a été construite au milieu de l`arène centrale, et au VIe siècle, ce lieu devint un cimetière! L`Église y abrita aussi de nombreux croyants, mais les ruines s`accumulaient dû aux nombreux tremblements de terres. Celui de 1349 « provoqua l`effondrement de tout un pan de mur extérieur du côté sud. Une grande partie des pierres fut alors récupérée pour la construction des palais, églises, hôpitaux et autres bâtiments » (Grimal, 1961, p.64) , ce qui rendit l`ancien monument de gloire en état complet de ruine.


Source antique
« Quandiu stabit coliseus, stabit et Roma ; quando cadet coliseus , cadet et Roma ; quando cadet Roma, cadet et mundus » (2)
« Tant que durera le Colosse, Rome durera ; quand le Colosse tombera, Rome tombera ; quand Rome tombera, le monde tombera »
-Bède le Vénérable (672-735)

Bède le Vénérable est un moine anglais qui est considéré comme le Père de l`histoire anglais grâce à son œuvre L`Histoire ecclésiastique du peuple anglais. Sa principale qualité a été de traduire d`importantes œuvres grecques et latines.

Au VIIIe siècle, il grava sur le Colisée un vers qui devenu célèbre. Cette épigramme est régulièrement mal traduite, car le mot  coliseus est souvent traduit comme colisée mais il s`agit d`une erreur car à cette époque, le Colisée était appelé l`amphithéâtre Flavien. En effet, le nom du Colisée fût désigné vers l`an 1000 pour lui donner une signification neutre. Il faut donc traduire coliseus par colosse, mais il définit tout de même le Colisée de Rome, nom que cet amphithéâtre détient aujourd`hui.
Cette épigramme a été inscrite plus de 150 années après la fermeture officielle du Colisée comme arène de jeux et de combats. Cette infrastructure avait donc déjà débuté sa détérioration et son état de ruine empirait avec les années dû aux catastrophes naturelles et à l`usure du temps.

La signification que veut donner ce moine à ce ver revient à l`empire romain. En effet, il voit dans ce gigantesque monument la puissance de la Rome Impériale. Malgré un état de détérioration, le colosse tient debout et est maintenant soutenue par l`Église catholique. Aujourd`hui encore, le Colisée tient debout et le Vatican a toujours son siège dans la ville de Rome et a une influence considérable sur plusieurs peuples et nations.

Bède le Vénérable avait gravé ce texte sur une statue qui se nomma Le colosse de Néron. Cette gigantesque statue de bronze mesurait plus de 110 pieds de hauteur et elle avait été commandé par l`empereur Néron (37-68). Lorsque Néron est mort, la statue devint celle d`Apollon et fût déplacé près de l`amphithéâtre Flavien. Celle-ci donna ensuite son nom de Colisée à l`amphithéâtre. Aujourd`hui il ne reste plus rien de cette imposante statue, mise à part sa base qui passe inaperçu par les touristes.


L`empire de Rome et le Colisée
L`Empire romain est la période de l`histoire ou cette civilisation a atteint son apogée. Cette époque a suivi la République et est désigné par une forme de pouvoir autocratique ainsi qu`une diminution accrue du pouvoir du Sénat. Cette période débute avec la prise de pouvoir de Jules César en 44 av JC en temps que dictateur à vie et se termine en 476 en Occident et en 1453 en Orient. L`expansion territoriale atteint son maximum sous l`empereur Trajan (53-117) et les lois romaines se reflètent sur un territoire grand comme jamais aucun empire n`avait dominé de façon si durable. En effet, les lois romaines, la langue, la religion catholique, l`architecture se transmet partout en Europe et encore aujourd`hui, une certaine influence romaine est encore présente dans notre système.

Le site sur lequel a été construit l`amphithéâtre Flavien était dans une vallée ou, en 64, un grand incendie ravagea une partie de la ville de Rome. L`empereur Néron avait ajouté cette partie de la ville à son domaine et y avait installé des jardins et des parcs. L`empereur Vespasien modifia grandement ce site en y construisant les bases du Colisée, ainsi que plusieurs complexes militaires. Selon une inscription sur le site, il se pourrait bien que ce monument ait été édifié pour souligner une victoire militaire. En effet, l `inscription indique que l'empereur Vespasien a ordonné que l'on édifie ce nouvel amphithéâtre sur sa propre part de butin, ce qui fait référence aux profits engendrés par la guerre judéo-romaine en l`an 70, victoire remportée par les Romains. (Bomgardner, 2000, p.123)

Une autre interprétation pourrait justifier l`emplacement du Colisée. L`empereur Vespasien aurait offert ses terrains au peuple et au service des jeux et des combats pour démontrer la répugnance contre l`ancien empereur et ses terrains qu`il s`était approprié pour ses plaisirs personnels. Le fait que le tout a été construit en plein centre-ville démontre une innovation particulière.

Le site dans un contexte historique particulier
Le Colisée a présenté une multitude d`évènements, mais le plus marquant a surement eu lieu lors de l`inauguration du site. L`empereur Titus (39-81) ouvra le site en l`an 80 avec un évènement grandiose ; Son inauguration en 80 fût le prétexte à des Jeux grandioses, étalés sur cent jours, qui causèrent la mort de 5 000 fauves et de 2 000 gladiateurs.


Conclusion
En conclusion, on peut affirmer que le Colisée de Rome est un monument symbolique de l`Antiquité et qu`il reflète très bien la période ou Rome était l`Empire dominant le monde connu. Ce lieu de divertissement cadre bien avec le fait que le peuple désirait du pain et des jeux et que les empereurs répondaient à cette demande pour s`attirer la grâce du peuple, ainsi que celle des Dieux. Le Colisée n`était pas qu`un endroit ou la barbarie dominait. En tout, le Colisée a présenté des « batailles navales, des combats de boxeurs, de gladiateurs et de lutteurs, les chasses d`animaux sauvages repêchés en Afrique, des courses de chars et de chevaux, des reconstitutions dramatiques et théâtrales de leur mythologie culturelle » (1), ce qui démontre la variété de spectacles offerts à toutes les classes de la société romaine. Il est une des merveilles de l`Antiquité et sa résistance à travers les époques passées nous rappelles la puissance de l`Empire de Rome.





 Bibliographie

D.L. Bomgardner,  The Colosseum : The Story Of The Roman Amphitheatre, édition Ada, 2000

Filippo Coarelli, Guide archéologique de Rome, Hachette, 1998

Gilles Sauron, Colisée (ROME), encyclopédie universalis, page consultée le 5 avril 2001, Site Web : http://www.universalis.fr/encyclopedie/colisee-rome/

Giuseppe Lugli, L`amphithéâtre Flavien, le Colisée, Rome, Bardi, 1971

Pierre Grimal, À la recherche de l`Italie antique, Hachette, 1961

(1)   Le Colisée de Rome , section architecture, page consultée le 27 mars 2011 , Site Web : http://www.urbaneus.com/fr/architecture/182132/le-colisee-de-rome-decouvrez-l-un-des-monuments-les-plus-connus-d-italie.html
(2)   The Coliseum, page consultée le 2 avril 2011, Site web : http://www.newadvent.org/cathen/04101b.htm[

vendredi 19 juillet 2013

Le libéralisme économique dans nos société économique


La génération actuelle des jeunes de moins de 25 ans vit depuis son enfance dans un système capitaliste qui prône le libéralisme économique et les libertés individuelles. Cette génération vivant en Occident n`a pas connu la bipolarité politique lorsque le monde était divisé en deux blocs ; d`un côté le communisme représenté par l`U.R.S.S et de l`autre le capitaliste des États-Unis. Il est donc normal pour ses jeunes gens de croire que le libéralisme économique s`est imposé et que le débat d`idée va s`amoindrir. Il faut cependant comprendre que le l`idéologie du libre-marché est loin d`être   parfaite et que le débat  devrait continuer pour que l`évolution de notre société continue et ne stagne pas. C`est dans cette optique que seront analysé deux textes ; premièrement La démocratie au-delà du libéralisme qui aborde le thème de la place du libéralisme dans nos démocraties actuelles et deuxièmement, La condition moderne selon Marcel Gauchet qui utilise comme méthode une démarche d`analyse historique et conceptuelle pour tenter de comprendre les transformations du monde moderne. Chaque texte sera résumé, pour ensuite élaborer une comparaison des similitudes et des différences des deux textes dans le but de constater ou non si les auteurs ont un point de vue semblable sur le libéralisme économique et sa place dans nos sociétés occidentales.


La condition moderne selon Marcel Gauchet
Comme mentionné dans l`introduction, Gauchet utilise une démarche d`analyse historique et conceptuelle des œuvres historiques et il pratique la macroanalyse pour couvrir la période des débuts de la modernité à aujourd`hui. 

Il débute en indiquant que la démocratie ne fera pas son apparition sans rencontrer de défis. Il avoue que le but premier des hommes de l`époque des débuts de l`ère moderne n`était pas nécessairement le libéralisme, mais ils étaient plutôt en : «  faveur d`un autoritarisme dirigiste ou d`un collectivisme égalitaire » (Lessard, 2010, p.188).  Mais pour pouvoir espérer sortir la religion des institutions politiques, Gaudet écrit que : « le régime qui sera le plus intimement lié à la modernité sera celui de la démocratie libérale, un régime mixte » (Lessard, 2010, p.188). Selon l`auteur, les hommes de l`époque choisiront de bâtir un régime qui aura pour conséquence les structures de notre monde moderne,  avec trois dimensions : le politique, le droit et l`histoire.

La première action sera d`adopté la forme de l`État-Nation, étape du politique pour se libérer du religieux au profit d`une institution souveraine. L`auteur aborde cependant le sujet en précisant que la rupture n`est pas brutale et que les deux mondes devront coexister pendant au moins deux siècles.  Côté politique, ce nouvel État devra « assurer  de maintenir la cohésion d`ensemble de la communauté »  ( Lessard, 2010, p.189). 

La deuxième étape pour rendre le processus légitime viendra du droit et c`est sur les droits individuels que se basera cette approche. En effet, le mouvement de l`époque est grandiose et plusieurs auteurs, dont Locke et Rousseau, contribueront aux droits des libertés individuelles.  Selon Gauchet, : « l`identification d`un pouvoir et d`une communauté demeurera la règle à l`âge moderne. Cette identification contribuera à maintenir la figure tout à fait centrale de l`Un. Ainsi, à l`Un religieux succédera l`Un moderne » (Lessard, 2010, p.190).

La dernière étape pour sortir la religion sera l`histoire. Une nouvelle compréhension des faits historiques permettra à l`homme de pouvoir prendre conscience qu`il est son propre architecte de son destin et qu`il n`est plus soumis à la volonté divine. Selon l`auteur ces trois étapes font parties d`un processus et aurait pu être modifié.

Gauchet continue en expliquant que la société, via son principe historique, comprend qu`elle doit gagner son indépendance face au droit et au politique et ceci peut être perçu comme un signe de la sortie de l`âge de l`Un. Le politique ne disparait pas , il prend plus la place de médiateur entre la société et le pouvoir chargé de représenter cette société pour ainsi être au service de l`immanence sociale : « la nation assure une certaine cohésion à une société qui ne cesse de se percevoir comme autonome et l`État garantit la stabilité à la sphère politique marquée par les changements successifs de gouvernants » (Lessard, 2010, p.191).  Viendra alors les modèles sur qui s`appuieront la société libérale : la société, la science et le progrès.
Dans la deuxième partie de son  texte, l`auteur aborde la crise du libéralisme. En effet, le développement du grand capital et l`organisation du monde ouvrier offre une situation de société d`organisation, un opposant certes à la forme politique libérale. L`auteur ajoute que : « la distinction de la société civile et de l`État restait subordonnée  au souci de l`unité collective et donc du lien étroit à maintenir entre l`État et la société civile. Dorénavant […] la société civile agiront en fonction de leurs intérêts, librement » (Lessard, 2010, p.192). 

Une certaine opposition surgit entre gouvernés et gouvernants. Selon Gauchet, la création des partis politiques dans les années 1900 aura créé un effet médiateur entre la société civile et la politique. Le peuple voulait à l`époque la création d`un gouvernement qui représenterait les intérêts du peuple, et non seulement ceux du régime capitaliste et les entreprises. 

Il y aura alors résurgence politique et plusieurs crises affecteront les régimes démocratiques. L`État-nation reviendra avec un sentiment d`appartenance et en intervenant dans plusieurs secteurs de la société.  « C`est la concession que le libéralisme doit faire s`il veut survivre : il sera au service et à l`écoute de la société et de ses revendications » (Lessard, 2010, p.193). L`État maintient désormais  l`unité collective. L`auteur termine en parlant des nombreuses crises identitaires suite aux crises économiques et guerres mondiales et des nombreuses idéologies qui n`auront pas survécues longtemps.


La démocratie au-delà du libéralisme
Les principales hypothèses que développent les auteurs Breaugh et Dupuis-Déri sont que le libéralisme, « au lieu d`être la condition nécessaire et suffisante de la démocratie, était en réalité une entrave  à la réalisation des promesses démocratiques. […] Et […] la logique des droits individuels était un obstacle à  l`émancipation de l`humanité  »  (Holeindre, 2009, p.775).  Les auteurs veulent démontrer que le libéralisme n`est pas la solution et qu`il en existe d`autres pour le bien de la démocratie. 

Ils abordent d`abord la définition de l `État libéral qu`ils qualifient comme étant : «  d`abord un instrument créé de toutes pièces  par les hommes pour organiser le gouvernement de la société par elle-même. Les citoyens désignent, par l`élection, des représentants qui sont censés exercer le pouvoir au nom de la société et de l`intérêt général » (Holeindre, 2009, p.775). Cependant, l`État faillit à sa tâche et devient un instrument de domination de la société.

Un autre problème du libéralisme est lié avec le fait que les partis politiques sont divisés  entre leur rôle de représentants du peuple et avec les lignes de partis, ce qui a comme conséquence que les partis politiques s`éloignent  de leurs bases sociales et instaure un système bureaucratique qui nuit à la démocratie. « Autrement dit, l`État et les partis politiques confisquent la démocratie à la société alors qu`ils sont supposés en être l`émanation » (Holeindre, 2009, p.775).  Les auteurs continuent leur critique en expliquant que le libre marché favorise les réalisations des libertés individuelles, mais que la différence et la compétition entre le secteur public et privé nui à la réalisation de l`idéal commun. Ils vont plus loin un écrivant que l`État s`occupe entièrement de sa gestion et que la société ne détient plus de pouvoirs, mise à part lorsqu`il y a des élections!

Breaugh et Dupuis-Déri discute alors de la possibilité de créer d`autres modèles pour la démocratie, comme une « conception participative de la citoyenneté » (Holeindre, 2009, p.776).  Ils abordent aussi la possibilité d`utiliser un système qui prônerait une démocratie par le bas, il y aurait alors moins de bureaucratie. Il affirme que «  le réalisme est du côté de l`autogestion, qui fonde la délibération sur l`expression réelles des conflits » (Holeindre. 2009, p.776). 

De plus, le libéralisme et la démocratie sont plus antonymes que synonymes selon les auteurs. Selon eux, le libéralisme prônes les inégalités économiques et sociales en se basant sur les libertés individuelles, tandis que la démocratie aspire à l`égalité de tous et « est nécessaire à l`humanité, mais les tensions générées par l`économie capitaliste empêchent la réalisation de ce but moral » (Holeindre, 2009, p.776). L`auteur Francis Dupuis-Déri propose même  une idée qui pourrait être qualifié d`extrémiste : «  le libéralisme est un système autoritaire, car l`égalité par le droit qu`il proclame masque une inégalité de fait sur le plan économique » (Holeindre, 2009, p.776).

Les auteurs terminent en expliquant que le conflit est nécessaire à la démocratie  car c`est cela qui le différencie des régimes totalitaires qui prétendent détenir la vérité : «  la démocratie ne peut se réduire au fonctionnement des institutions et des gouvernements, car c`est avant tout une expérience sociale qui engage le peuple tout entier » (Holeindre, 2009, p.777).


Comparaisons et questions
Tout d`abord il faut constater que les deux textes abordent les mêmes thèmes, la place du libéralisme dans notre société occidentale moderne, mais il faut aussi voir que leur approche est complètement différente. Gauchet utilise une démarche d`analyse historique et conceptuelle tandis que Breagh et Dupuis-Déri font plus une démonstration critique. De plus, Gauchet y va d`une macroanalyse, tandis que les deux auteurs y vont d`une microanalyse.

Les deux textes abordent des mêmes concepts et définissent de façon assez similaire l`États, les partis politiques, la démocratie et la modernité. 

Il y a aussi similitudes lorsque les thèmes du modèle de « l`Un » sont abordés des deux côtés, dans le sens ou l`État se doit d`intervenir pour assurer le maintien de l`appartenance. Il s`est débarrassé de l`Un religieux pour aller vers l`Un moderne.

La société civile est aussi représentée par les auteurs mais de façon différente. Du côté de Gauchet, du a son analyse historique, tente de présenter les étapes que le secteur privé a su s`imposer dans ce libéralisme économique. Du côté des deux auteurs, ils en font plus une critique car l`État leur donne des avantages et des pouvoirs au profit de la société.

Selon les deux auteurs, les institutions doivent détenir le pouvoir dans le but d`améliorer les égalités entre tous les citoyens. L`État se doit d`intervenir pour répondre aux besoins des plus pauvres, comme des plus riches pour qu`il n`y ait pas d`inégalité. Le libéralisme économique est cependant un obstacle à la démocratie pour Breagh et Dupuis-Déri, tandis que la doctrine économique est bonne mais dois être entre les mains d`un État-nation fort qui intervient.


En conclusion, bien que les deux textes font une critique du libéralisme économique dans nos sociétés, les auteurs utilisent une méthode complètement différente et Breagh et Dupuis-Déri sont plus virulents dans leurs propos et souhaitent même la disparation du libéralisme à long termes, sans toutefois avancer l`idée d`une autre idéologie. Il constate que les inégalités économiques qu`engendrent le libéralisme économique sont incompatibles avec la démocratie libérale. De son côté, Gauchet indique que le libéralisme et la démocratie ont suivis un processus qui aurait pu être différend. Il prône l`État-nation pour tenter d`amoindrir les inégalités sociales et économiques, mais il constate aussi que les États occidentaux commencent à avoir une dette importante et que la société doit faire des choix au détriment du secteur privé. Un débalancement va se produire dans les prochaines années en faveur du secteur privé que prône le libéralisme et une solution doit être trouvée selon lui. Les auteurs de ses textes ont soulevés un grave problème, sans toutefois apporter de solutions concrètes. Il serait intéressant de continuer cette étude en cherchait d`autres alternatives.


Bibliographie

Jean-François Lessard (2010). La condition moderne selon Marcel Gauchet. Canadian Journal of Political Science, 43, pp 187-196


Jean-Vincent Holeindre (2010). La démocratie au-delà du libéralisme. Perspectives critiques, Martin Breaugh et Francis Dupuis-Déri (dir.), Athéna éditions, Montréal, 2009, 196 pages. Canadian Journal of Political Science, 43, pp 775-777

mercredi 17 juillet 2013

Les impacts des changements démographiques au Niger et au Japon

Pour commencer, nous définirons en premier lieu le concept de démographie. Par la suite, nous présenterons la situation démographique du Niger, qui est un pays en voie de développement, et du Japon qui est un pays développé. Nous analyserons les impacts et conséquences que les changements démographiques vont avoir sur ses sociétés dans les prochaines décennies.

La démographie est la science qui étudie l’âge des populations dans le monde en considérant les changements à venir dans le temps et les impacts que ses changements auront sur la société étudiée. Elle se base principalement sur des caractéristiques quantitatives et qualitatives comme l’âge, la natalité, la mortalité, les migrations et les mariages. Cette science sert à projeter différents scénarios sur les populations mondiales et de mettre en perspective les réalités qui pourraient survenir pour ainsi trouver des solutions pour diminuer ou augmenter l’impact des changements démographiques à venir. Il est très important de noter que cette discipline n’étudie pas seulement les statistiques quantitatives, mais elle utilise aussi d’autres sciences sociales comme l’histoire, la sociologie, l’économie et la géographie pour avoir une analyse complète de la situation.

La démographie à un impact considérable sur plusieurs sociétés et cette science est essentielle dans de nombreuses politiques gouvernementales. En effet, considérant le rapport démographique, les pays peuvent augmenter ou diminuer le nombre d’immigrants qu’ils accueillent annuellement et aussi réglementer le nombre de naissance comme la Chine le fait pour freiner la hausse démographique qui pourrait avoir des conséquences dramatiques sur l’économie du pays si aucune mesure ne serait prise.


A) Situation démographique au Niger et ses impacts
Pour démontrer les impacts et les conséquences que les changements démographiques peuvent avoir sur un pays en voie de développement, j’ai décidé de présenter la situation actuelle et à venir du Niger. Ce pays est celui qui subira probablement les impacts les plus grands de ce changement démographique dans les pays en voie de développement du monde.

En 2011, le Niger comptait sur une petite population de 15 700 000 habitants. Ce pays en voie de développement démontre cependant que l’âge médian de sa population est de 15 ans, autant pour les hommes que les femmes (8), et cela devrait faire en sorte que sa population connaitra une importante hausse dans les prochaines années. En effet, les prédictions démographiques concernant ce pays d’Afrique tendent à prouver que le Niger connaitra probablement la plus forte croissance de population au monde (8). Cette forte croissance à prévoir de la population est principalement expliquée par le fait que la population est très jeune et que le taux de fécondité est de 7,1 enfants par femme (8). Selon les projections de la démographie, le Niger pourrait compter sur une population de 55 millions en 2050, une augmentation de plus de 300% si on compare à la population de 2011. Le fait que la grande majorité de la population devrait continuer le même mode de vie dans un milieu rural lors des prochaines décennies, les hommes travaillant la terre pour subvenir aux besoin de sa famille et que la femmes s’occupant des enfants, de la maison et des tâches ménagères, devrait faire en sorte que la population de ce pays continuent d’augmenter considérablement (8). D’ailleurs, l’organisation familiale dans ce pays est d’une importance capitale.

Un des impacts que va avoir cette croissance démographique sur ce pays sera d’augmenter l’urbanisation de ce pays. Présentement, seulement 21% des habitants du Niger habitent dans une ville contre 79% à la campagne (8). L’urbanisation a d’ailleurs connu une importante hausse au cours de la dernière décennie. Il faut noter que les terres cultivables au Niger sont presque déjà toutes occupées et cultivées, alors il va impérativement falloir trouver des solutions pour éviter qu’une crise alimentaire encore plus grave que présentement frappe ce pays d’Afrique. Lors des sommets sur le développement durable de l’ONU à Rio et au Caire, une mention a été faite et demandait aux pays en voie de développement de mettre en place des mesures gouvernementales pour contrôler et limiter les naissances, avec l’aide des pays développés. Même si aucune mesure n’a été réalisée à ce jour, c’est une des solutions à envisager pour ne pas amputer encore plus la qualité de vie des nigériens. Des mesures préventives comme un accès à des moyens de contraception pourraient être une solution à envisager. Étant donné que ce pays fait déjà face à des problèmes alimentaires, une augmentation drastique de sa population pourrait faire reculer ce pays déjà instable et mettre en danger la vie de millions de nigériens. Le taux de scolarisation est aussi très faible et il serait impératif d’investir en éducation et dans les infrastructures si ce pays souhaite s’urbaniser d’avantage. Une aide au gouvernement local de la part des pays développés est nécessaire pour éviter une catastrophe qui est déjà annoncée.


B) Situations démographiques au Japon et ses impacts
Pour démontrer les impacts et les conséquences que les changements démographiques peuvent avoir sur un pays développé, j’ai décidé de présenter la situation actuelle et à venir du Japon. Ce pays est celui qui subira probablement les impacts les plus grands de ce changement démographique dans les pays développé du monde.

En 2008, le Japon comptait sur plus de 127 millions d’habitants et les habitants nippons avaient la plus longue espérance de vie au monde, soit 86 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes (5). En contrepartie cependant, le taux de natalité au Japon est un des plus bas au monde avec une moyenne de 7,87 naissances pour 1000 habitants (5). Les changements démographiques au Japon ont déjà commencé depuis 2005 et il sera très difficile de remédier à la situation. En quatre ans, de 2005 à 2009, la population nipponne a effectivement baissé de 183 000 personnes (6) et les statistiques projetées par la démographie montrent que la situation au Japon est catastrophique : les Japonais seront moins de 100 millions d’habitants en 2048 et moins de 86 millions en 2060 (6). L’impact le plus important de ce changement démographique au Japon sera inévitablement une baisse considérable de la population japonaise, surtout que ce pays n’encourage pas une immigration importante. Il est à noter que le taux de natalité est très faible au Japon avec 1,39 enfant par couple en moyenne en 2010 (5) et que les Japonais ont une des espérances de vie les plus longues au monde. Bref, les Japonais ont peu d’enfants et ils vivent très longtemps et cela a une conséquence négative sur la pyramide des âges de cette population. En effet, il y a un débalancement alors qu’il y a une plus grande proportion de gens âgés que de gens qui sont considérés comme faisant partie de la population active. Cela entraine de nombreuses conséquences, comme par exemple que l’âge de la retraite est très élevé dans ce pays si on la compare avec la moyenne occidentale.

Les conséquences les plus importantes de ce changement démographique se feront ressentir au niveau économique. Effectivement, la baisse considérable de population au Japon entrainera inévitablement une baisse du PIB et de la croissance économique du pays. Les lois du marché démontrent qu’une population moins nombreuse fera en sorte que la main d’œuvre disponible sera moindre et entrainera une diminution de la production et la consommation au niveau global de la population. Il y a aussi le fait que la population vieillit et que la population active est moindre et qu’elle doit assumer des coûts de plus en plus grands comme les régimes de retraites, les coûts qui augmentent dans le système de santé et cela ne fera qu’augmenter au fil des années et avec une population active toujours moins importante.

Une solution envisageable pour le Japon qui aurait comme objectif d’atténuer ce problème à venir serait de réorienter d’avantage son économie vers les progrès techniques et d’innovations comme la technologie du savoir. Cela ferait en sorte que la productivité par personne soit plus élevée et compense la réduction de la main d’œuvre disponible (7). L’ouverture plus grande à une immigration étrangère pourrait être une solution à envisager pour combler les nombreux emplois qui seront disponibles.

Bibliographie

5. CIA. The world factbook : Japan, consulté le 26 novembre 2012, Site web:https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ja.html

6.  Thibault, Harold. Le Japon subit un déclin record de sa population, 2010, consulté le 26 novembre 2012, Site web : http://japon.aujourdhuilemonde.com/le-japon-subit-un-declin-record-de-sa-population

7. Raim, Laura. Les défis du Japon face au déclin de sa population, 2012, consulté le 26 novembre 2012, Site web : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/01/30/20002-20120130ARTFIG00660-les-defis-du-japon-face-au-declin-de-sa-population.php

8. République du Niger (Ministère des Finance). Le Niger en chiffre – 2011, Institut National de la Statistique, consulté le 26 novembre 2011, Site web :http://www.stat-niger.org/statistique/file/Annuaires_Statistiques/Annuaire_ins_2011/Niger%20en%20chiffres%20nov%202011.pdf


mardi 16 juillet 2013

Platon, Machiavel et la nature humaine

Platon, Machiavel et la nature humaine
Nous vivons aujourd`hui dans un système politique démocratique où la division des pouvoirs entre l`exécutif, le législatif et le judiciaire est supposé garantir une structuration des droits de l`homme, ce qui revient à dire que cette séparation de pouvoirs devrait instaurer la garantie des libertés et de la souveraineté de la population contre l`absolutisme et empêcher le fait qu`un petit nombre ait le contrôle des pouvoirs et en abuse au profit du peuple. Ce dogme de la pensée politique actuelle vient de la période de la Révolution Française et Américaine, où de multiples changements au niveau de la politique et de la pensée politique eurent lieu. Même si cette théorie est aujourd`hui remise en question car il est de plus en plus difficile de faire la réelle distinction entre la séparation des pouvoirs qui n`est plus réellement respecté, il faut comprendre que le politique est une science qui est en constante évolution depuis plusieurs milliers d`années et que ce sont de grands penseurs qui ont marqué l`Histoire avec leurs écrits et leurs ouvrages qu`ils ont pu laisser en héritage et qui ont modifié les multiples systèmes politiques des dernière décennies. C`est le cas entre autre de Platon et de Machiavel qui ont contribués grandement à leur époque et qui ont modifiés à jamais les façons de gouverner et de penser politique. Ce travail analysera principalement les points de vues de ses deux auteurs sur des sujets comme les qualités requises pour être un dirigeant politique, tout en analysant leur réflexion sur la nature humaine et du monde naturel et social. Le tout sera précédé d`une courte biographie des deux auteurs ainsi que l`époque dans laquelle ils ont vécu.


Platon, biographie et époque
Platon (428 à 348 avant Jésus-Christ) est un philosophe grec qui a eu comme mentor Socrate et qui s`en inspira grandement, même si sa pensée diffère de celle de son maître  Il a combattu ardemment les sophistes et la démocratie qui avait lieu à Athènes dans ses années où la démocratie était encore bien jeune. Platon avait un idéal pour la Cité, et pour rejoindre ce principe, elle devait être construite sur des bases du Bien en soi.

C`est la condamnation à mort de Socrate qui ébranla les convictions de Platon et qui le poussa à avoir une réflexion philosophique et politique sur la nature du système politique qu`Athènes avait avec ses institutions politiques instables. En effet, Platon se questionna sur le comment et  le pourquoi de la condamnation à mort du plus sage  et du plus juste de tous les hommes de son époque et comment parvenir à ne plus commettre ce genre d`erreur impardonnable. Il se donna comme objectif suite à cette grave erreur, de rechercher et d`élaborer une  ou plusieurs théories qui ferait en sorte qu`Athènes soit une cité juste avec un système politique plus évolué. Les principales œuvres de Platon sont La République, Le Politique et sa théorie des idées.



Machiavel, biographie et époque
Nicolas Machiavel (1469-1527) est un penseur Italien et ses œuvres ont littéralement influencées les sociétés politiques de son temps, principalement celle de Florence qui était la sienne,  et cette influence est encore présente aujourd`hui avec des termes comme « machiavélique » qui signifie un homme cynique dépourvu d’idéal, de tout sens moral et d’honnêteté.  Son époque était marquée par de grands conflits comme la corruption omniprésente dans le milieu politique  et la tyrannie que le peuple pouvait subir. Lorsqu`il rédigea Le Prince, Machiavel posa un  regard froid et descriptif de la pratique du pouvoir, il analysa la vérité effective . De plus, Machiavel n`avait pas comme objectif de concevoir un État idéal comme Platon, son but se rapprochait plus d`analyser les systèmes politiques et les pratiques actuelles pour en conclure les plus efficace pour qu`un « prince » puisse garder son pouvoir. Machiavel avait aussi comme objectif de rendre Florence comme une force politique car cette ville représentait déjà une  force économique et artistique de son époque. Pour Machiavel, la politique se caractérise par le mouvement, par le conflit et des ruptures violentes.


Platon
Lorsque Platon rédige La République et lorsqu`il philosophe, c`est qu`il est à la recherche d`une façon d` élaborer une cité réellement juste. Tout comme Socrate son maître, il ne croit pas à la démocratie directe car les orateurs usent de sophistes pour convaincre les opinions de la population et Platon est convaincu que l`art de persuader ne devrait pas être dans le processus d`élaboration des lois dans une cité, ce qui revient à dire que la politique se doit d`être séparé des opinions du hasard. Lorsqu`il écrit son œuvre, il a pour objectif de présenter une constitution politique qui sera basée sur la raison avec deux principes généraux : le principe de justice et la construction de l`État sur le savoir et non sur les opinions. Tous les travaux de Platon ont comme objectif l`élaboration de la meilleure cité possible dans le but avoué que les hommes qui vivent dedans aient une vie heureuse et la recherche du bien commun.

Le philosophe ne croit donc pas en la démocratie directe et il croit fermement que ce sont les hommes éduqués, particulièrement les philosophes, qui doivent gouverner le peuple car Platon base sa réforme sur le professionnalisme et la discipline des dirigeants. En effet, si Platon croit que ce sont les compétences qui doivent gouverner, c`est parce qu`il conçoit la politique comme un idéal d`éducation et de formation du genre humain. Selon lui les philosophes doivent gouverner la population « ignorante »  car ils sont les seuls à connaître le « bien ». Le but principal du politique ne serait donc pas de type d`administration ou de gestion économique, mais plus de construire un homme meilleur et la politique serait donc une recherche de la finalité idéale. Alors pour Platon, « L’idée que certains, par nature, sont voués au commandement, paraît alors compréhensible : gouvernent ceux qui sont capables d’accéder aux valeurs. Pour ceux-là, le pouvoir est conçu comme un devoir, une tâche, un service, et non pas comme la satisfaction d’intérêts quelconques » [1]. Platon clarifie le genre d`éducation que les dirigeants, ou le peuple, se doit de recevoir de façon rigoureuse pour être en mesure d`aider les autres et de faire évoluer la cité par son savoir. Il conseille les disciplines suivantes : géométrie, mathématique, philosophie, musique, poésie et gymnastique entre autre.

Pour ce qui est de la nature humaine, Platon parle du fait que les hommes qui sont seuls ressentent le besoin de se réunir pour subvenir à leurs besoins naturels pour s`aider à survivre.  Pour Platon, les besoins humains qui sont essentiels sont aussi des besoins sociaux. Les humains vivent alors en entraide mutuelle et les besoins primitifs sont donc comblés. Toujours selon le philosophe, cette cité est viable jusqu`à temps que ce sont les besoins nécessaires et superflus qui deviendront la priorité des hommes qui forment la cité. La continuité de cette cité nécessite que les besoins des uns ne briment pas les besoins des autres, et ce même si l`agrandissement de la cité créé de nouveaux besoins et engendrent des rivalités.  Les dirigeants se doivent donc d`opter pour le modèle de l`harmonie, qui signifie absence de conflits, pour que la cité soit comme une âme, avec ses trois parties qui sont la cité (les producteurs), l`âme et la vertu. La justice serait donc « une organisation harmonieuse et vertueuse des trois classes. Le but est d`éviter la corruption pour que le besoin d`une cité juste pour un citoyen juste » (note de cours) soit respecté et comblé. La justice est donc en fait la spécialisation des tâches, de sorte que tous contribuent au maintien et à l`évolution de la cité, et ce en respectant la hiérarchie de la société. Mais pour que cette hiérarchie soit respecté, il faut que « Les gouvernants sont soumis à un principe qui les dépasse : le Bien. Sans ce principe, l’organisation politique platonicienne est une monarchie absolue appuyée sur une caste militaire et reposant sur une idéologie de la nature qui assigne à chacun sa tâche. […] Si une telle mesure extrahumaine n’existe pas, ou que personne ne peut y accéder, alors, toutes les décisions des gouvernants sont relatives, tout est contingent et tout est contestable. Aucune société politique ne peut alors se maintenir. Le politique trouve donc son principe dans une métapolitique qui est la philosophie » [1]



Machiavel
Nicolas Machiavel écrit son œuvre Le Prince pour regagner les grâces des Medecis et pour s`auto promouvoir. Il analyse froidement la politique et la façon dont doit être exercé le pouvoir pour le maintenir. Il ne recherche pas comme Platon la conception d`un État idéal, mais il analyse plutôt les pratiques politiques pour en soutirer les meilleures et laisser de côté les plus faibles et ce toujours dans le but de maintenir le pouvoir du prince. Il croit dans un État fort centralisé avec comme objectif d`unifier d`autre état pour en faire un État nation. Selon Machiavel, « les hommes se réunissent dans la cité pour la sécurité en raison de leur Nature pour les intérêts » (note de cours).  La célèbre expression « la fin justifie les moyens » provient de Machiavel et c`est sa finalité de la politique. Pour lui, la seule et unique vertu qu`un prince se doit d`avoir en politique est la puissance pour maintenir la sécurité de son peuple dans la cité.

Le but premier de Machiavel est d`instruire le prince de Florence pour qu`il résiste à la  politique qui se caractérise par le mouvement, le conflit et des ruptures violentes. L’art de bien gérer la cité mais aussi celui d'apprendre à se maintenir au pouvoir dans une situation ouverte à toutes les situations possibles est aussi un des objectifs que Machiavel veut démontrer avec son œuvre.

Dans Le Prince, Machiavel donne plusieurs indices sur les qualités qu`un dirigeant se doit d`avoir pour maintenir son pouvoir et il apparait clairement que Machiavel ne recherche pas la cité idéale, mais belle et bien la sécurité dans la cité. Par exemple, Machiavel débute son exposé de façon très claire en indiquant que la méchanceté est un art que le dirigeant doit maîtriser selon les nécessités  s`il veut conserver son titre. Toujours selon Nicolas Machiavel, « un prince ne doit-il se soucier aucunement d`être traité de cruel si l`unité et la fidélité de ses sujets sont en jeu » (Le Prince, p.86).

Pour ce qui est de la nature humaine, Machiavel ne croit aucunement que l`humain est un être bien alors il affirme que le prince n`a donc pas à agir dans le bien constamment : « Si les hommes étaient tous des gens de bien, mon précepte serait condamnable ; mais comme ce sont tous de tristes sires et qu`ils n`observeraient pas leurs propres promesses, tu n`as pas non plus  à observer les tiennes » (Le Prince, p.92). Machiavel ajoute dans le même passage que l`humain à deux natures ; humaine et bestiale. Il continue en affirmant que l`homme n`est pas par nature bon car il est guidé par des passions  d`ambition et de nouveauté.

Machiavel était plus objectif dans sa manière d`analyser les événements politiques. Il a d`ailleurs été un des premiers à plaider pour une séparation de l`Église et de l`État dans les pouvoirs. Selon Machiavel, « il peut être utile de se servir de la religion pour gouverner, mais l'État n'a pas à rendre des compte à l'Église » [2]. Il affirme que le pouvoir ne vient pas de Dieu ni d`une convention entre humain, mais plutôt de la force avec la guerre. Cependant plusieurs analyses montrent que Machiavel défendait une thèse où l`armée serait composée de citoyens (milices) et non de mercenaires et cela aurait comme conséquence que la force de la guerre serait pour le bien du peuple.



En conclusion, il est évident que les deux grands penseurs que sont Platon et Machiavel ont une conception complètement différente du rôle que doivent avoir les dirigeants politiques envers leur peuple et leur cité. En effet, Platon a comme idéal une société juste ou que le bien du peuple serait recherché et que les dirigeants travaillent pour le bien commun. Pour Machiavel, il est réaliste dans son analyse et ne recherche en rien le bien du peuple mais plutôt pour l`édification d`une cité forte et unie par la force du prince.  Son analyse froide se veut plus être un guide pour aider le prince à maintenir et garder son pouvoir sur son peuple. Il faut cependant avouer que les deux ne croient aucunement en la démocratie directe et qu`il privilégie le pouvoir à des groupes distincts ; pour Platon il insiste sur le fait que les dirigeants doivent être éduqué et formé pour gouverner en bien la cité, tandis que Machiavel opte pour le pouvoir à la main d`un souverain fort par son pouvoir militaire et économique. Aussi, les deux penseurs ont un point commun fort en la recherche de l`harmonie comme finalité dans la cité, ce qui signifie l`absence de conflit. Il faut cependant comprendre que les moyens proposés par Platon et Machiavel pour atteindre cette harmonie sont complètement à l`opposés


Bibliographie

-[1] La théorie platonicienne du politique dans La République, site web :http://www.philocours.com/cours/cours-platonpolitique.html, page consultée le 4 décembre 2011
-[2] LONGEART, Maryvonne. Nicolas Machiavel,  site web : http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/articles.php?lng=fr&pg=9454, page consultée le 4 décembre 2011
-MACHIAVEL, Nicolas.  Le Prince, p.78-135
-TANGUAY, Alain. Note de cours, Introduction à la pensée politique, Automne 2011

La Chine et le confusiannisme



La Chine occupe une place importante dans l`échiquier mondial et son histoire démontre une multitude de changements qui auront modifié la société chinoise à plusieurs reprises. Malgré une position dominante au niveau économique et possédant une population de plus d`un milliard d`individu, la Chine semble se moderniser lentement par rapport aux grandes puissances industrielles de l`Occident et cela est expliqué par plusieurs facteurs.  Ce grand pays, qui fonctionne sous un régime communiste, prône la pensée confucianisme depuis quelques millénaires et le but recherché par la société est l`harmonie. Je tenterais d`analyser le texte De Confucius au romancier Jin Yong de Nicolas Zufferey pour voir si le confucianisme,  ce courant de pensée qui a survécu aussi longtemps grâce à son niveau d`adaptation, pourrait nuire à l`entré rapide de la société chinoise  dans la modernité?


Méthode d`analyse
L`auteur utilise l`approche scientifique et use du raisonnement hypothético-déductif pour analyser les aspects de la pensée chinoise et tenter de prouver son hypothèse. En effet, l`auteur veut montrer si le confucianisme occupe une position importante dans la société chinoise, est-ce que cela à un impact sur le processus de démocratisation et d`entrer dans la modernisation? Selon lui, il y a effectivement un lien causal et son hypothèse va dans ce sens. Pour prouver son point de vue, Nicolas Zufferey utilisera comme test empirique des aspects quantitatifs et des aspects qualitatifs avec comme principal exemple la littérature d`arts martiaux.


Confucianisme et modernité
Pour réaliser une analyse complète et objective, l`auteur se doit de bien définir les concepts utilisés tout au long de son texte. Tout d`abord il se doit d`établir sa définition du confucianisme et il cite l`auteur Tu Wei-ming : « le confucianisme, terme occidental qui n`a pas d`équivalent en chinois, est une vision du monde, une éthique sociale, une idéologie politique, une tradition lettrée, et une façon de vivre » (Zufferey, p.76). Cette vision du monde a comme principal objectif que la société chinoise vive en harmonie. Encore une fois il est important de bien définir le concept d`harmonie. Pour Confucius, l`harmonie pourrait signifier l`absence de conflit dans toute les sphères de la société comme l`harmonie avec le gouvernement, la famille et avec soi-même. Toujours selon l`auteur, « cette harmonie présuppose la pratique du ren (« bienveillance », « humanité ») et de la piété filiale (xiao), qui implique des devoirs vis-à-vis des ancêtres et des parents » (Zufferey, p.78).

Après avoir définie la pensée de Confucius, l`auteur aborde maintenant la modernité et la définie. Il indique qu`on associe la modernité à l`Occident mais qu`il faut comprendre que la Chine impériale vivait déjà dans une certaine modernité depuis des siècles et que le confucianisme peut être compatible avec une forme de modernité. La Chine est alors entrée dans la modernité malgré le confucianisme. De plus, l`adaptation que ce courant de pensée a su avoir durant les nombreux siècles ou plusieurs régimes différents se succédèrent et qu`il y eut adaptation du discours dans le temps démontre sa grande souplesses et explique sa longue survie et cela s`explique par un processus historique d`adaptation.

Même si la tradition et les ancêtres sont importants pour la société chinoise, plusieurs aspects du confucianisme comme : « l`accent mis sur la loyauté ou l`ordre, l`importance attachée à l`étude ou à l`écrit, paraissent favorables à toute entreprise de modernisation » (Zufferey, p.84) sont des qualités importantes, positives  et indéniables pour la réussite d`une société moderne.  Cependant il est vrai que pour l`Occident, il manque à la société chinoise quelques programmes sociaux qui assureraient la protection sociale de la société ainsi que plusieurs droits politiques en opposition au communisme pour pouvoir profiter pleinement de la modernité. Il faut cependant comprendre que les valeurs profondes des asiatiques sont différentes des valeurs occidentales et qu`ainsi, « la Chine et quelques autres pays d`Extrême-Orient […] représenteraient un type alternatif au modèle global de la modernité » (Zufferey, p.85).


Valeurs asiatiques, confucianisme et démocratie
Le confucianisme est présent dans la vie des Chinois depuis des milliers d`années et il semble pertinent de penser que cette doctrine ait un lien avec les valeurs asiatiques. En effet, la réussite des entreprises s`expliquerait « par l`organisation familiale de l`entreprise, avec des relations fondés sur la piété filiale, la loyauté, le respect des hiérarchies et des ainés, ainsi que par le souci de l`harmonie  et l`habitude de régler les difficultés par la négociation plutôt que par le conflit » (Zufferey, p.86).

Pour être pleinement dans la modernité, les occidentaux associent directement ce thème avec la démocratie. La société chinoise, quant à elle,  aurait trois courants de pensées par rapport à la démocratie. La première expliquerait que le confucianisme n`est pas en désaccord à la démocratie, mais qu`il n`est pas non plus en accord. La notion de droits et de propriétés privés n`est pas la vision chinoise ; elle prône plutôt une hiérarchie de la société et de l`État. La deuxième pensée est beaucoup plus optimiste. Effectivement, elle voit un lien compatible entre démocratie et confucianisme car ce dernier a comme doctrine que le peuple est la racine et aborde des thèmes comme l`égalité et la liberté d`expression. Le dernier courant de pensée est à l`inverse du dernier ; démocratie et doctrine confucéenne serait complètement incompatibles. Cette pensée se base sur « la pression du groupe sur l`individu et le respect dû à l`autorité, notamment la piété filiale, qui s`opposent à des exigences centrales de la démocratie comme l`égalité » (Zufferey, p.88). L`auteur termine ce chapitre en indiquant qu`aucune conclusion n`est possible tellement le problème est complexe. Cependant l`auteur continue en indiquant qu`un lien certes réunit les valeurs asiatiques et la doctrine de Confucius et que le discours autoritaires présentement en Chine favorise ce type de pensée.


Test empirique
Nicolas Zufferey utilise la littérature d`arts martiaux, principalement en étudiant les discours des deux auteurs célèbres Jin Yong et Lu Xun, pour démontrer que ses romans aident de façon consciente ou non, à prôner la doctrine confucéenne  et le discours autoritaire qui s`y rattachent en idéalisant la tradition, la fidélité et la piété filiale. Du point de vue quantitatif, la littérature d`arts martiaux en Chine connait une nouvelle popularité depuis quelques années et cela peut expliquer que plus de volumes sont en circulation et que ses livres parlent d`harmonie, de tradition et de respect. Du côté qualitatif, il faut voir un certain lien entre la pensée chinoise et le discours qu`y se retrouve dans cette littérature. Il y a effectivement une montée du discours néo-autoritaire en Chine depuis une vingtaine d`année et la nation est très importante et représente la valorisation du passé. L`auteur termine se chapitre en indiquant ses réserves sur les conclusions qu`il faut en faire. Il indique que l`étude de la littérature chinoise est loin d`expliquer vraiment la problématique et qu`il manque des éléments importants. D`autres points devraient être pris en compte avant de prendre véritablement position. Il ajoute cependant que ses romans aident à la fierté nationale et à la possible montée du nationalisme.


La doctrine confucéenne, la culture chinoise et le concept de nation
La culture chinoise et la doctrine confucéenne aident à la stabilité du système politique chinois. En effet, « l`individu est appelé à s`effacer au profit de l`harmonie et surtout de la solidarité du groupe. La pression du groupe est telle qu`elle produit  un état permanent de conformité » (Bélanger et Lemieux, p.90).  De plus, cette conformité et l`absence de conflit facilite la tâche des dirigeants qui ne recherchent pas vraiment le changement. Tout ses efforts des dirigeants a pour but la socialisation politique et la représentation des intérêts. Cela commence en Chine par la famille et le respect de la hiérarchie et de la piété filiale. Tout est orchestré en Chine pour que l`individu se représente sa société comme un groupe et non une multitude d`individus. Il faut l`ordre et le respect des traditions. Il faut aussi noter que la marge de manœuvre des acteurs est restreinte et que tout changement ou révolution est presque impensable. Le discours des dirigeants est conforme aux valeurs véhiculées du respect de la hiérarchie et de la nation.

Le confucianisme a un idéal type et il s`agit de l`harmonie. Le but recherché, la perfection absolue pour cette doctrine est d`éviter le conflit et ainsi de vivre en harmonie. Selon eux, l`harmonie et le conflit sont deux opposés. En effet, il faut analyser l`histoire chinoise pour s`apercevoir que la notion d`harmonie favorise la cohésion sociale et le groupe, au détriment des libertés individuelles.

Il est évident que la doctrine de Confucius aide à consolider la nation chinoise. Démontré tout au long de cette analyse, la valorisation du passé aide à la nation à se maintenir et à former une cohésion. Le respect des ainés et de la tradition sont en lien direct avec la nation. Il faut comprendre que la Chine est entrée dans la modernité, mais à sa manière. Il ne faut pas penser que l`Occident représente le seul modèle et qu`aucun autre n`est disponible. Dans ce contexte, il est intéressant de suivre le développement économique et culturel de la Chine dans les prochaines années.

Mikael St-Louis



Bibliographie

BÉLANGER, André-J et LEMIEUX, Vincent. Introduction à l`analyse politique, gaëtan morin éditeur, 1996, 326 pages.

 ZUFFEREY, Nicolas. De confucius à Jin Yong, Folio essais, chapitre III, p.75-101.